D'hier à aujourd'hui, de la scarlatine en 1799 jusqu'à la leptospirose en 2007, Hahnemann et sa méthode unique, reprise par les homéopathes depuis 200 ans, assureront la santé et la survie de nombreuses populations.

par Denis Fournier, homéopathe, membre du SPHQ | Montréal, 2020

 

Un éclair de génie? 

À l’hiver 1799, le médecin allemand Samuel Hahnemann (1755-1843) est confronté à une épidémie. Il en a l’habitude, depuis 20 ans qu’il multiplie articles et essais sur les mesures explicites à prendre pour se prémunir dans ces temps troubles, surtout dans les villes qui au départ, juge-t-il, sont mal adaptées pour assurer la santé à leurs habitants. Il s’y étend sur le confinement (usine, école, etc.), les vecteurs de contagion (poignée de main et embrassade, l’argent, etc.) et se penche sur les conditions de vie des plus pauvres, l’insalubrité de leurs logements où, dans cette misère, la maladie fait souvent son nid[1].

 

Cette fois c’est la scarlatine, en général fatale, qu’il traite chez une petite malade en comparant ses symptômes avec les effets d’une substance qu’il connaît de mémoire, la belladone; il lui en prescrit un extrait à dose infime. C’est que trois ans plus tôt, notre homme avait inventé une méthode de traitement originale à contre-courant de la pratique médicale dogmatique et spéculative de son temps, ignorante des propriétés des médicaments qu’elle administrait pourtant à fortes doses. Il qualifia d’abord son système de « nouveau principe synthétique », élaboré à partir d’essais de substances chez l’humain en santé; l’idée n’était pas nouvelle, cependant le génie de Hahnemann aura été (dès 1790) de faire le lien analogique entre les effets d’une substance et les symptômes d’un malade. Cela deviendra l’homéopathie, définie par son concept de similitude – une substance capable de créer des symptômes chez un sujet sain est la même susceptible de les traiter chez un malade. Le « nouveau principe synthétique » n’est certes pas encore au point en 1799, mais s’y trouvent déjà les notions qui seront bientôt davantage développées : l’individualisation essentielle à la poursuite du remède (le semblable), la concomitance des symptômes, l’importance accordée aux propres sensations décrites par le patient, la préparation pharmaceutique par dilutions successives donnant des remèdes qualifiés de dynamisations.

 

La fillette récupère très bien. Pensant à protéger d’autres enfants, il use du même moyen et constate: «  (…) un remède capable de faire cesser promptement une maladie qui débute, devrait être le meilleur préventif de cette maladie » [2], faisant naître la prophylaxie homéopathique.

 

La belladone étant donnée en centièmes de millionièmes de gramme, cette dilution extrême va bien sûr être attaquée, malgré les faits cliniques. Hahnemann tentera de la justifier plusieurs fois, notamment en 1821 au moment où apothicaires et médecins le traînent en justice l’accusant d’empiéter sur leurs privilèges, puis finira par écrire: « Il me semble d’abord étrange, parlant des dilutions élevées, que l’on puisse douter de la force suffisante de ces doses, voyant pourtant clairement qu’elles opèrent (…) », ajoutant, dans une logique imparable: « Or ce qui arrive, doit au moins être possible! »[3].

 

 

L’image collective: le genius epidemicus

Dans un ouvrage de 1810 où il établit les règles de la pratique homéopathique, Hahnemann expliquera la procédure de recherche d’un remède dans une épidémie, après avoir précisé: « (…) il importe peu de savoir si quelque chose de semblable, portant tel ou tel nom, a déjà existé autrefois ou non. La nouveauté (…) d’une maladie contagieuse n’induit aucune différence ni dans son examen, ni dans son traitement, car le médecin doit toujours supposer que l’image pure de chaque maladie actuelle est une chose nouvelle et inconnue (…) »[4]. La technique consiste à rassembler les symptômes vécus par les premiers touchés pour en avoir une image collective, mais caractéristique de la contagion. En appliquant la loi de similitude non plus à un seul individu mais à un groupe, il suffit ensuite de marier les symptômes particuliers retenus à ceux obtenus d’une substance expérimentée; plus l’image des malades correspond à cette dernière, mieux est assurée la protection et la guérison. Le résultat peut en être un ou quelques remèdes adéquats selon l’évolution de la maladie et s’ajustant à son développement. Cette manière de faire procède d’une cohérence intrinsèque unique à l’homéopathie.

 

Hahnemann aura des opportunités d’attester la valeur de sa démarche. D’abord en 1814 à Leipzig après que la Grande armée de Napoléon eut retraité de Russie et traîné avec elle le typhus. Des 183 cas suivis par lui, la chose est exceptionnelle, aucun ne périra [5] (pendant les Ireet IIeGuerres mondiales du 20esiècle, sous thérapie usuelle, 50–70% des soldats atteints en mourraient encore).

 

Pendant qu’il guérissait, Hahnemann dénoncera encore ce « (…) monde médical, occupé seulement de ses conjectures sur la nature intime de l’affection ». Le résultat fit une si forte impression auprès des Russes, des alliés contre la France, que le gouvernement n’interdit pas l’homéopathie comme ses voisins soumis à la pression du milieu médical orthodoxe.

 

Puis il y eut encore en 1831-32, arrivé du sous-continent indien, le choléra qui devint pandémique. Hahnemann fit alors paraître ses indications à l’intention des médecins, certains articles étant repris sous forme de plaquettes tirées à des dizaines de milliers d’exemplaires. Mais puisque ces derniers ignoraient, voire s’opposaient à ses recommandations, il décida dans une parution de s’adresser aussi aux gens lettrés, leur indiquant comment utiliser les remèdes et où se les procurer, comment favoriser un environnement et une diète propices à freiner et à enrayer la contagion. Quand on tenta de le museler en lui interdisant de divulguer ses directives, il publia de façon anonyme.

 

À la fin de son premier article, il avait écrit : « J’espère que personne ne va mourir, maintenant que ce traitement arrive à temps » [6]. Le succès fut extraordinaire :  pendant que six malades sur dix mourraient sous les soins courants, un seul décès sur dix chez les adeptes de la méthode hahnemannienne [7].

 

C’est au cours de la même année qu’un confrère rapporte une rare utilisation par Hahnemann de la formule genius epidemicus[8], littéralement le génie épidémique (GE), soit l’ensemble des caractères distinctifs des symptômes observés chez des malades qui permettent d’arriver à son but rapidement dans le choix d’un moyen prophylactique et curatif.

 

Hahnemann établit dès lors le plan à suivre dans une communauté en temps d’épidémie: après s’être mis dès que possible en quête du GE et des mesures d’hygiène publique à favoriser, instruire les soignants-tes et la population de son usage pour que chacun sache protéger les siens et les plus vulnérables; la défense assurée par le ou les remèdes préventifs, un confinement sélectif des personnes symptomatiques – pour les traiter – serait adéquat et suffisant pour contenir l’épidémie. À ceux qui décriaient une telle stratégie, il avait déjà riposté que « [le GE] n’en appelle uniquement qu’au jugement de l’expérience »[9]. L’histoire lui donnera raison.

 

À partir des années 1830, des contemporains de Hahnemann développèrent parallèlement l’isopathie, c’est-à-dire l’emploi comme remède du propre matériau infectieux d’un malade préparé par dilutions successives, selon les règles de la pharmacopée homéopathique. On affirma alors : « Toute contagion porte en elle-même son moyen de guérison ». Contestés dans la propre communauté homéopathique, l’expérience clinique montra que ces nosodes, comme on les appela, s’avéraient parfois très performants contre certaines maladies contagieuses et le procédé allait s’ajouter aux moyens prophylactiques[10].

 

Après la disparition de Hahnemann, les occasions de l’imiter ne manqueront pas au 19esiècle. À preuve les données publiées entre 1840 et 1880 relatives à la variole, au typhus, au choléra, à la fièvre jaune ou encore à la scarlatine, en Europe comme en Amérique, où les statistiques évoquent une mortalité deux à quatre fois plus importante en médecine orthodoxe qu’avec le GE [11].

 

Malgré les rapports hospitaliers et au détriment des évidences et témoignages cliniques déclinés dans la littérature, de telles réussites ne cassaient pas les préjugés, encore moins l’emprise politique du milieu médical dominant. Il suffit de se souvenir, par exemple, que lors d’une vague de choléra à Londres en 1854, les institutions médicales de Grande-Bretagne convainquirent la Chambre des communes de ne pas avaliser les données sur le traitement homéopathique – de peur de fausser les résultats, plaideront les parlementaires! Les Dominions de l’Empire, tel le Canada, n’allaient donc jamais être avisés de ces succès européens[12].Ce déni historique n’était bien sûr pas étranger à la question de la dilution infinitésimale du remède, un défi au paradigme matérialiste; comme si de ne pouvoir expliquer un phénomène lui niait toute réalité.

 

La pensée de Hahnemann malgré tout reconnue

À l’aube du siècle suivant, alors que l’homéopathie restait attachée à sa thérapeutique axée sur l’individu dans sa globalité physique et psychique, de son côté, la médecine officielle s’apprêtait à fonder la sienne sur la biomédecine, ses relents anatomo-cliniques, sa science de laboratoire et ses extrapolations de la physiologie animale. Attirés par ces promesses et tant de certitudes attribuées à la « science », le philanthrope (son capital) et le candidat en médecine allaient déserter les écoles d’homéopathie qui, trop complaisantes envers ces nouveautés, n’avaient pas su conserver vivant un héritage qui s’était pourtant illustré.

 

La pensée de Hahnemann s’effaça donc du paysage institutionnel médical. On oublia vite que le genius epidemicus et leurs nosodes traitaient avec succès, et sans suites fâcheuses, les épidémies de la fin du 19esiècle bien avant la tuberculine de Koch, le sérum antidiphtérique de Roux et presqu’un siècle avant le vaccin contre la coqueluche. À ce propos Emil von Behring, l’inventeur de la sérothérapie et prix Nobel de médecine, rendra un hommage senti à Hahnemann en déclarant en 1905 :« J’aborde ici un sujet anathématisé jusqu’à tout récemment par la pédanterie médicale (…) Messieurs, si je m’étais donné le défi de rendre une maladie incurable guérissable par des moyens artificiels et trouverait que seule la voie de l’homéopathie m’y mènerait, je vous assure que des considérations dogmatiques ne m’empêcherait jamais de prendre une telle route »[13]. Behring, qui utilisait des doses infinitésimales dans ses sérums, admettait ce qu’il devait à Hahnemann et sa loi de similitude – pour lui, les traitements de Koch et Pasteur (vaccins) relevaient de l’isopathie. Roux avouera quant à lui : « Il y a de la vérité chez Hahnemann à guérir le semblable par le semblable ». Tout ce beau monde, de la sérothérapie à la vaccination, avait donc été inspiré par Hahnemann!

 

Le genius epidemicus, moderne et universel

Avec leur GE ou un nosode, en dépit d’un environnement défavorable, les homéopathes se distingueraient encore dans les épidémies au 20esiècle. Quand la biomédecine s’investissait dans le diagnostic (analyses, tests, détection) et supposait des moyens (médicaments, sérums, vaccins) qu’elle n’avait pas, la méthode hahnemannienne proposait ses solutions en quelques jours. Le nom d’une maladie n’en donne pas les moyens de la traiter comme l’avançait Hahnemann pour qui primaient d’abord les réactions du malade. À ce sujet, ladite « grippe espagnole » de 1918 sert d’exemple : il fallut attendre le début des années trente pour préciser l’origine virale de l’influenza, puis un autre quinze ans pour que la médecine ne fournisse un traitement (vaccin) pendant que les homéopathes contraient l’épidémie dès son apparition. Démonstration remarquable, les statistiques demeurent éloquentes: autour de 1% de décès chez les homéopathes contre 25-30% en biomédecine; à cette occasion, on usa d’un GE[14].

 

Au cours du siècle dernier, prenant à témoin des dizaines, des centaines jusqu’à parfois des centaines de milliers de personnes, sur tous les continents et davantage dans des pays qui l’adoptèrent dans leur politique de santé publique, d’autres résultats documentés et publiés aussi étonnants confirmaient la légitimité du genius epidemicus ou du nosode pour les maladies contagieuses infantiles [15], la poliomyélite [16], la dengue [17], l’encéphalite japonaise [18], la méningite [19]ou l’influenza [20].

 

Tirés des références concernant ces affections, en voici quelques aperçus récents: au Brésil où des publications firent état de taux d’efficacité surprenants dans des épidémies régionales de méningite : en 1974, sur 18 640 enfants, 4 cas apparaissent sous la prophylaxie par GE comparés à 32 chez les 6 430 sans protection; en 1998, pour 65 826 enfants, 4 cas sous nosode contre 8,4 chez les 25 532 non protégés. En Inde en 1996, lors d’une épidémie de dengue où habituellement 40 à 50% des gens sont touchés (l’OMS parle de 80-90%): avec le GE, seulement 5 personnes ont des symptômes bénins sur 39 000. Au Brésil en 2007, encore pour la dengue, où une unité régionale distribua gratuitement plus de 156 000 doses d’un remède (GE) et constata une baisse de 93% des cas par rapport à l’année précédente pendant qu’ailleurs dans le pays la contagion augmentait de 128%!

 

Une pareille action avec GE avait eu lieu en 2001, mais en 2007 un autre essai était bloqué par une intervention politique. En Inde, en 1991, 300 000 doses d’un GE furent données en prophylaxie à la population de 96 villages dans une épidémie d’encéphalite japonaise; après un contrôle de dizaines de milliers de personnes, aucune ne montra de symptômes. Enfin, dans le même pays, en présence d’un vaccin douteux contre la même encéphalite, le gouvernement recourut à un nosode et un GE pendant 3 années consécutives : de 1036 cas et 203 morts signalés en 1999, en 2004 ces chiffres tombèrent à 0.

 

Une des expériences prophylactiques contemporaines les plus impressionnantes eut lieu à Cuba en 2007 quand on dispensa dans une région plus de deux millions de doses d’un remède homéopathique contre la leptospirose [21]. Une chute de 84% des cas fut enregistrée, alors que le reste du pays subissait une hausse de 21%.

 

L’origine de cet essai remontait au début des années 2000 quand la présidente et directrice générale de l’Institut national de production et de recherche sur les vaccins à Cuba (accrédité par l’OMS) fit une tournée de contrôle au Brésil à propos d’un vaccin qu’elle avait créé, utilisé là-bas contre la méningite. Perplexe quant à la diminution notable de la maladie dans un secteur, elle s’y déplace pour y découvrir, avec son vaccin, l’emploi d’un GE et d’un nosode. Or elle n’a jamais entendu parler d’homéopathie. On la met tout de suite en garde contre cette « science occulte », mais elle veut savoir. Fascinée par l’approche hahnemannienne, la chercheure initie des projets avec la seule prophylaxie homéopathique, des programmes avec GE ou nosode étant affectés à la lutte contre la leptospirose, l’hépatite, la conjonctivite virale, le choléra, la dengue ou la grippe (à toute la population de l’île en 2009-10)[22]. Les résultats positifs de ces interventions, avérés pour la majorité, démontreraient la portée socioéconomique appréciable découlant de l’efficience du genius epidemicus.

 

Mais pourquoi choisir l’homéopathie, demande-t-on en 2013 à cette femme à la tête d’une organisation productrice de vaccins? En période d’épidémie, le remède homéopathique réalise le rêve que les technocrates mondiaux de la vaccination n’ont jamais atteint, révèle-t-elle: une prophylaxie orale, sans crainte d’effets secondaires (ce qui augmente son acceptabilité sociale), sans nécessité de moyens de conservation (adjuvant, réfrigération, etc.), produite à très faible coût et flexible, c’est-à-dire qui s’adapte à l’évolution contagieuse et est disponible dans un temps record. Mais, si efficace soit-elle, comment se fait-il qu’on l’ignore, pourquoi n’a-t-on jamais valorisée cette prophylaxie? Prudente dans sa réponse, peut-être embarrassée par sa propre position, la spécialiste estime que c’est pour l’impact économique qu’un tel changement aurait sur l’industrie vaccinale, ses travailleurs et son réseau[23].

 

La présidente renonça à sa charge en 2015 et l’institut cubain retourna à sa production vaccinale. Quoiqu’il en soit, à partir de 2013, une autre organisation d’État s’était mise à la tâche d’assumer jusqu’à aujourd’hui la production des GE homéopathiques[24].

 

Au cours de l’histoire, des groupes d’intérêts, dont le paradigme à la base de leur autorité ne souffre pas d’être remis en doute, ont forgé de toutes pièces une réputation fallacieuse à l’homéopathie et à Hahnemann – lui qui s’est plaint plus d’une fois de sa condamnation sans qu’on ne l’ait jamais lu[25]. Il faudra des sociétés qui ont admis le pluralisme médical pour tenir compte des faits historiques et voir dans le genius epidemicus un concept universel, une idée moderne digne d’être ajoutée aux outils habituels en temps d’épidémie. Les faits sont les faits après tout, quelle que soit l’opinion qu’on puisse en avoir.

 

RÉFÉRENCES

 

[1]On trouvera les textes principaux dans Freund der Gesundheitparu en 1792 chez Fleischer, Frankfurt am Main, et surtout ceux du 2etome du même titre paru chez Crusius, Leipzig en 1795, mais dont n’existent pas de traductions en français.

[2]Hahnemann S, Heilung und Verhütung des Scharlach-Fiebers, Becker, Gotha. Traduit en français par AJL Jourdan, ”La belladone, préservatif de la scarlatine”, in Exposition de la doctrine médicale homœopathique ou Organon de l’art de guérir, Baillière, Paris, 1845.

[3]Hahnemann S, ”Wie können kleine Gaben so sehr verdünnter Arznei, wie die Homöopathie sie vorschreibt, noch Kraft, noch große Kraft haben?“, in Reine Arzneimittellehre, Arnold, Dresden, 1821; 6. Theil: v. Traduit en français par EG von Brunnow, ”Traité sur l’efficacité des petites doses”, in Organon de l’art de guérir (…), Arnold, Dresden, 1824.

[4]Hahnemann S, Organon der rationellen Heilkunde, Arnold, Dresden, 1810; § 79. Traduit en français par O Rabanes, Organon de l’art rationnel de guérir, Boiron, France, 2007.

[5]Hahnemann S, ”Wurzelsumach“, in Reine Arzneimittellehre, Arnold, Dresden, 1816; 2. Theil: 358. En réalité, selon un proche, Hahnemann aurait perdu une patiente, une vieille dame.

[6]Hahnemann S, ”Die Cholera“, in Allgemeiner Anzeiger und Nationalzeitung der Deutschen, 1 (1831), 173: 2356. L’article a été traduit en français par S. Des Guidi: Dissertation sur le choléra-morbus, MP Rusand, Lyon, 1831.

[7]Bradford TL, The Logic of Figures or Comparative Results of Homœopathic and other Treatments, Boericke and Tafel, Philadelphia, 1900; p.112-146.

[8]Aegidi KJ, ”Zur Frage betreffs epidemischer Heilmittel in der Homöopathie“, in Allgemeine Homöopathische Zeitung, 72 (1866), 1:1.

[9]Hahnemann S, ”Nota bene für meine Recensenten“, in Reine Arzneimittellehre, Arnold, Dresden, 1817; 3. Theil: v. Traduit en français par AJL Jourdan, ”Avis aux critiques”, in Traité de Matière Médicale, tome I : 74.

[10]Fournier D, Base de données des publications sur les nosodes (…), Montréal, 390 p.; mise à jour: mai 2020 (non publié).

[11]Bradford, op. cit; voir aussi: p.149-175 concernant typhus et fièvre jaune. On verra aussi à propos de la variole, parmi bien d’autres: Lutze A, Die Schutzpocken Impfung völlig unnütz und verderberbringend. Aus den statistischen Tabellen der berühmtesten Autoritäten nachgewiesen, Cöthen bei Verfasser, 1854, p.35-36; Hencke CA, ”Praktische Mittheilungen”, Allgemeine Homöopathische Zeitung, 45 (1853), 23 : 355-358; Kaczkowski A, ”Genesis der homoöopathischen Impfung”, Internationale Homöopathische Presse, (1873) III : 117-122; Fellger A, ”Notes from the past meetings of the Lippe Society”, The Homœopathic Physician, X (1890) 7 : 304. À propos du choléra en 1848-49, on consultera les volumes 3 et 4 du American Journal of Homœopathy– le vol 4 (1849), no.7 : 107 mentionne par ailleurs l’expérience montréalaise d’A Fisher, le premier homéopathe canadien; Roher A, Epidemie und Homöopathie (…), conférence tenue à la 158erencontre annuelle de laDZVhÄ et de la ÖGHM, Bamberg, mai 2008 : p.4. Quant à la scarlatine, voir les nombreuses références données par RE Dudgeon, Lectures on the Theory and Practice of HomœopathyTurner, Manchester, 1854: 541-542 et aussi A Saine, Case Management of the Influenza and Pneumonia Patient with Homeopathy (…), March 28, 2020; PDF : p.6.

[12]Foubister D, Tutorials in Homoeopathy, Beaconsfiled Publishers, Beaconsfiled, 1988; p.11.  Wanless J, Letters discussing homœopathy (…), W. Drysdale, Montreal, 1864; p.22.

[13]Behring E von, ”Moderne phthisiogenetische und phthisiotherapeutische Probleme in historischer Beleuchtung”, in Beiträge zur Experimentellen Therapie, Heft II, Hirschwald, Berlin, 1906; 68p.; p. xxvi-xxvii.

[14]Olivier Rabanes fournit un article critique (non paru) important sur la question des résultats des homéopathes : ”Statistiques sur la pandémie de grippe espagnole de 1918-1919” (voir ”Les grandes épidémies : L’alerte de la grippe espagnole de 1918”, Cahiers de Biothérapie, no.245, mars 2015; p.5-9);dans ses références, il donne l’ouvrage le plus cité, issu de témoignages d’homéopathes étatsuniens sur le terrain, évoquant plus de 70 000 cas : Dewey WA, ”Homeopathy in Influenza : A chorus of fifty in Harmony”, in The Journal of American Institute of Homeopathy, May 1921 (1): 1038-1043. Voir aussi: Pearson WA, “Epidemic Influenza treated by homœopathic Physicians”, The Homœopathic Recorder, XXXIV (August 1919), 8: 345-348. Voir encore: Winston J, ”Influenza-1918 : Homeopathy to the Rescue”, New England Journal of Homeopathy, Spring/Summer 1998, 7 (1) et Roher, op. cit.: p.8-11.

[15]–, ”A Comparison – Measles”, Montreal Homœopathic Record, III (Jan 1898), 1 : 1; Roher, op. cit.: p.11-12;–, ”Scarlet Fever”, Montreal Homœopathic Record, VI (Apr 1901), 4 : 1-2; Chavanon P, ”Immunisation contre la diphtérie”, L’Homéopathie Moderne, juillet 1934; Foubister, op.cit.: 112, qui rapporte le données de A Lees en Écosse dans les années 1930; Grimmer A, ”Modern medical prevention ‘Racket’. Discussion”, The Homœopathic Recorder, LII (March 1937), 3: 125; Shepherd D, Homoeopathy in epidemic diseases, CW Daniel, Essex, 1967: 18-19, 28-29, 65, 66; Mitchell, ”Infectious Diseases and Their Nosodes”, 46 (1957) 2: 46-63; Rehm E, ”Kann man homöopathisch impfen? ”, Zeitschrift für Klassische Homöopathie, 7 (1963) 2: 82-83; Fox AD, ”Whooping cough prophylaxis with Pertussin 30”, The British Homoeopathic Journal, 76 (1987) 2: 69-70

[16]Sutherland AD, “Editorial. The prevention of polio”, The Homœopathic Recorder, LXXI (Jul 1955) 1: 21-23; Eisfelder HW, “Poliomyelitis immunization: A final report”, Journal of the American Institute of Homeopathy, 54 (1961) Nov.-Dec.: 166-167; Schmidt P, “Poliomyélite et Homoeopathie par le Docteur Bourgarit de Grenoble”, Cahiers du Groupement hahnemannien de Lyon, Cinquième série, 1-2: 101

[17]Central Council of Research in Homoeopathy, CCRH News 1996-1997, cité dans European Network of Homeopathy Researchers, An Overview of Positive Homeopathy Research and Surveys, November 2006, http://dcscience.net/Overview-of-positive-research.pdf[consulté en mars 2017]; Marino R, ”Homeopathy and Collective Health: The Case of Dengue Epidemics”, International Journal of High Dilutions Research, 2008, 7(25): 179-185 [consulté en mars 2016]; Souza Nunes LA de, ”Contribution of homeopathy to the control of an outbreak of dengue in Macaé, Rio de Janeiro”,International Journal of High Dilutions Research, 2008, 7(25): 179-185 [consulté en mars 2016].

[18]Rastogi DP et VD Sharma, “Study of homoeopathic drugs in encephalitis epidemic (1991) in Uttar Pradesh”, CCRH Quarterly Bulletin, 1992, 14 (3&4): 1-11; Sohan Singh B, “Homeopaths go gaga over Belladona”, Times of India, July 27, 2003;Golden I, The complete practitioner’s Manuel of Homœoprophylaxis, Emryss, 2013: 77-78; Sengupta M et al., “Homoeopathic Treatment of Japanese Encephalitis in the Light of recent scientific Progress”, International Journal of Recent Advances in Multidisciplinary Research, July 2018, 5 (7): 3991-3996.

[19]Castro D et Nogueira G, “Use of the nosode Meningococcinum as a preventive against meningitis”, Journal of the American Institute of Homœopathy, 1975 Dec 68(4): 211-219; Mroninski C et al, “Meningococcinum: its protective effect against Meningococcal disease”, Homœopathic Links, 2001 (4): 230-234;

[20]–, ”Discussion on Asian Influenza at the Faculty of Homœopathy”, The British Homœopathic Journal, 47 (1958) 2: 77-90; Gutman W, “HomöopathieForschung. Internationales homöopathisches Oral-Vaccinationsprogramm gegen Influenza“, Allgemeine Homöopathische Zeitung, 1964, 209(4): 187-190; Krishnamurty, ”Report on the use of Influenzinum during the outbreak of epidemic in India in 1968”, Hahnemannian Gleanings, 1970, 37: 225-226; Gutman W, “Homöopathische Forschung. 2. Influenza Nosode”, Zeitschrift für Klassische Homöopathie, 1982, 26(3): 99-109; Gutman W, “Homeopathic oral vaccine against influenza”, Homeopathy, 13 (12): 185-187; Fraser Kerr J, “ Quadruple nosode: for the prophylaxis of respiratory infections”, British Homoeopathic Journal, 53 (1964) 3: 170-173;  Tétau M, “Influenza et Thymuline: Évaluation Clinique dans les affections grippales”, Dolisos. Lettre d’information sur la recherche médicale des laboratoires Dolisos, 1995; Pecker J et Coulamy A, ”Enquête sur les habitudes de prescription des médecins homéopathes au sujet d’un médicament singulier: Influenzinum”, L’Homéopathie européenne, 1999, 8(6) : 172-177; Siqueira C et al, « Homeopathic medicines for prevention of influenza and acute respiratory tract infections in children: blind, randomized, placebo-controlled clinical trial”, Homeopathy, 2016, 105: 71-77; Manchada RK, Scientific Framework of Homeopathy. Evidence Based Homeopathy. Revised Edition after 69thLHMI Congress (…), 2015: 108; Hasselaar G et al, “A pilot study into the comparative effectiveness and safety in the elderly of a homeopathic flu prophylaxis and the regular flu vaccination in the Netherlands”, Homœopathic Links, 2016, 29(2): 120-126; Saine, op. cit.: 8-11.

[21]Bracho G et al., “Large-scale application of highly-diluted bacteria for Leptospirosis epidemic control”, Homeopathy, 2010, 99: 156-166.

[22]Bracho G et I Golden, “A brief history of homeoprophylaxis in Cuba 2004-2014”, Homœopathic Links, 2016, 29(2): 128-134; Campa Huergo C, Finlay Instituto. Investigation Center and Vaccine Production, Cuba, [2015].

[23]Campa Huergo C, www.youtube.com/watch?v=oyPvftE7Xh8[consulté en avril 2020], Barcelone, 2013.

[24]CECMED, “Informa el CECMED sobre el nuevo medicamento homeopático PrevengHo®Vir”, www.acn.cu/salud/62996-informa-el-cecmed-sobre-el-nuevo-medicamento-homeopatico-prevengho-vir[consulté en avril 2020], 06 abril 2020.

[25]La bibliographie de Hahnemann la plus à jour – en langues française et allemande – est accessible à : Fournier D, Bibliographie de Samuel Hahnemann. Une contribution au corpus hahnemannien de langue française, Montréal, 2013; www.igm-bosch.de/files/img/pdf-dokumente- publikationen/Pluralismus%20in%20der%20Medizin/Biblio_Hahnemann-Fournier.pdf

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