La longueur des consultations, l’écoute et l’empathie expliqueraient les résultats positifs obtenus?

 

 

FAUX. Cet argument en est un de prédilection pour les détracteurs de l’homéopathie. Ce «temps de qualité» serait donc la clé de voute qui explique le fait que les malades guérissent?

 

Tout comme la question de l’attente de résultats expliquant les succès de l’homéopathie, cette autre croyance de la longueur des consultations a été remise en question[1] et fait l’objet de recherches.

 

D’abord, cette notion de temps de consultation écarte une très grande part de la pratique homéopathique dédiée aux cas pris «sur le vif» — les brûlures au 2e degré, les douleurs suite d’une chirurgie que la morphine ne soulage pas, la piqure d’un insecte qui enfle à vue d’œil — pour ne nommer que ceux-là. Les prescriptions rapides et bien ciblées, pour lesquelles la médecine conventionnelle n’a pas toujours de thérapeutique satisfaisante, font disparaître les symptômes en quelques minutes parfois. Dans ces cas d’urgence, à peine quelques paroles sont échangées entre l’homéopathe et le malade pour cibler le bon traitement.

 

D’ailleurs, il faut souligner à cet effet, le travail de deux urgentologues qui ont documenté et publié avec seize autres médecins un ouvrage impressionnant relatant 145 cas de traitements homéopathiques administrés en médecine d’urgence. [2]

 

Cette croyance concernant la longueur des consultations écarte aussi une forme d’homéopathie, dite «communautaire» (voir la fiche HTSF), ainsi que pratiquée dans certains contextes et certains pays. Cette forme de pratique se fait à partir de préparations homéopathiques contenant plusieurs remèdes ciblant des troubles précis pouvant traiter de larges bassins de population dans un temps court.

Un médecin et chercheur, T. Robinson, s’est intéressé à cette question du temps de consultation. Il s’est donc soumis à une recherche dans le contexte d’une pratique généraliste à l’intérieur du système de santé britannique, où les consultations ne durent que 10 minutes. Sur 5331 consultations faites, sur une période de douze mois, 489 d’entres elles l’ont été en homéopathie. Les résultats qu’il a obtenus ont démontré une efficacité de 78% même dans ce cadre temps restrictif.

 

Il conclura, au terme de cette recherche :

 

«Les critiques à l’égard de l’homéopathie prétendent que nos succès dépendent des consultations prolongées que nous offrons. Ces critiques affirment qu’un patient se sent mieux ayant eu l’opportunité de s’étendre longuement sur son cas et l’ensemble de ses préoccupations. Cette étude ne soutient pas cet argument puisque toutes les consultations ont eu lieu dans des consultations de pratique généraliste de dix minutes.»[3] (traduction libre)

 

[1] Taillefer, 2009

[2] Frass, M. & Bündner M. (2015). Homeopathy in Intensive Care and Emergency Medecine, Narayana Verlag, 539 p.

[3] Robinson, T. (2006). « Response to homeopathic treatment in National Health Practice. », Homeopathy, 95: 9-14

 

 

Bibliographie

 

Frass, M. & Bündner M. (2015). Homeopathy in Intensive Care and Emergency Medecine. Narayana Verlag, 539 p.

 

Robinson, T. (2006). « Response to homeopathic treatment in National Health Practice. », Homeopathy, 95: 9-14

 

Taillefer, A. (2009). Impact médical et social de la consultation en médecine homéopathique chez les mères: une question de paradigme, Mémoire de maîtrise en sociologie, Montréal, Université du Québec à Montréal, 331 p.

 

 

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